Historique du G19

En 1980, autour de l’APMC de Royan (17), du petit Ramoneur à Cognac (16), du Camembert à Fontenay le Conte (85), du bateau-Lavoir à coulon (79), du café théâtre de l’Abbaye à Saintes (17) et du Masouing à Angoulême (16) s’est crée la première fédération régionale des petites et moyennes salles de spectacles.
Les buts de cette fédération étaient de :

  • rompre l’isolement de ces outils culturels émergeant (échange d’expérience au niveau du social, du fiscal, de la gestion…)
  • Du montage de tournées artistiques permettant une négociation tarifaire des contrats artistiques et une diminution des coûts de transport.
  • Faire émerger un statut professionnel propre à ces petites structures de spectacle.
  • Négocier des tarifs adaptés avec la Sacem, la SACD, les congés spectacles …

En 1982, autour du bateau ivre à Tours (37) s’est crée la deuxième fédération régionale Région Centre, en 1983 autour de la MJC Kerfunten à Quimper (29), la troisième fédération régionale : Bretagne.
L’émergence des fédérations régionale permit les 24 et 25 septembre 1985, à l’initiative de l’association des cafés cabaret de Bretagne et du centre régional de la chanson en Bretagne, les premières assises nationales des petites structures de spectacle. Ces assises permirent de crier haut et fort, le droit à la différence réclamé par les petites structures de spectacles.
14 Régions y participèrent, représentant 214 établissements émergeants.
À l’ordre du jour : l’état des lieux, la sacem, le griss, l’urssaf, etc.…

En 1983, en parallèle, les deux régions Centre et Poitou-Charentes, réunies autour du Bateau-Ivre à Tours et du Masouing à Angoulême, décident de travailler ensemble aux montages des tournées.
Dés la rentrée de septembre 1983, les premières tournées voient le jour. Ces collaborations n’auront de cesse que de progresser. Les Régions Bretagne, Pays de Loire, Aquitaine, Languedoc, Normandie rejoignent les deux premières. Les tournées ne cessent d’augmenter pour passer de 8 à 10 dates en 1983 à 30 voir 40 dates en 1987 sur toute la France, année qui voit le jour Orques-Idées.

En 1986 (décembre) a eu lieu le colloque de Valence (26) qui vota le principe de l’organisation des premiers États généraux des petites structures de spectacles (organisation confiée à la Région Poitou-Charentes).

En 1987, création à Bourges (18) du syndicat national des petites et moyennes structures de spectacles (Synapss). Ce Syndicat a permis la création de nouvelles fédérations régionales, portant leur nombre à 16. Le syndicat a permis d’identifier un secteur professionnel. Le Synapss devint le partenaire officiel de l’ensemble des institutions politiques, des partenaires syndicaux, sociaux, territoriaux.

En 1987 à Angoulême (16), création de la société (SARL) Orques-idées, ayant pour mission le montage et l’organisation des tournées au niveau national et européen. Orque-idée a été crée pour être le bras technique et artistique du synapss, au service des salles.
Les associés étaient Pierre Soler, Joêl Breton, Martine Lésineau…
La société fut transformée en association en 1988 à la demande du politique afin de pouvoir obtenir des financements publics dans le cadre de la création de la première vitrine d’offre de spectacles aux salles
Toutes les fédérations utilisaient « Orques-idées ».

En 1988, du 30 septembre au 2 octobre à Royan (17), eurent lieu les premiers États Généraux des petites structures de spectacle conformément aux décisions du colloque de Valence.
À l’ordre du jour : le cadre juridique et parlementaire, la salle de spectacle et ses partenaires, la perspective d’un réseau (pour quelle politique).
Participent à ces État généraux, plus de 150 salles ainsi que les représentants de la ville de Royan, le Conseil Général de Charente-Maritime, le Conseil Régional de Poitou-Charentes, l’association des Maires de France, la Sacem, la SACD, l’Adami, La Spedidam, le fonds de soutien à la variété, les sociétés phonographiques, les syndicats d’artistes, les producteurs
et les tourneurs manager d’artistes, la presse spécialisée nationale, etc.
Les États Généraux mandatent le Synapss pour organiser un deuxième rendez-vous en 1990, faisant le bilan de l’évolution des décisions de Royan.

En 1989 : Le synapss se décentralise et organise « Coup de 100 » dans l’Hexagone.
Cette opération amène le Synapss dans tous les départements de France avec comme But : 100 Rendez-vous permettant pour la première fois en France de vraix rencontres et de vraix débats sur le rôle culturel, politique et social des petites structures de spectacles, sur le besoin d’équipement de ces salles et de l’accompagnement financier des collectivités locales et territoriales.
Lancement de l’opération le 10 septembre 1989 à Tours, en présence Jacques Lang.
Coup de 100 dans l’hexagone bénéficie du ministère de la Culture et de la communication.
« Coup de 100 » dans l’hexagone bénéficie du soutien du Ministère de la Culture et de la Communication.
Cette opération a également pour objet la préparation des États généraux d’Elboeuf.

En 1990, les 24-25-26 mai : Les États généraux de Elbeuf (76).
Ces États généraux furent la plus grande messe jamais réalisée par des structures émergentes. Tous les services de l’État étaient représentés : Ministère de la Culture, des Finances, de l’Éducation nationale, du Travail, Jeunesse et Sport, les collectivités territoriales, les sociétés d’auteurs, les sociétés civiles, les Syndicats professionnels, la presse spécialisée, les salles, etc.…
Ces États généraux développèrent 3 volets :

  • la nécessitée de compléter l’équipement des salles
  • la reconnaissance des petites salles comme un champ d’expérience, permettant la reconnaissance de tendances artistiques nouvelles
  • l’animation des villes, des quartiers, créant un espace de proximité conviviale contribuant au lien social.

Suite aux États Généraux d’Elbeuf, le Ministère de la Culture crée la ligne budgétaire d’équipement.
Il est demandé au synapss d’organiser les premières assises européennes du spectacle vivant en 1990

En 1990 du 21-25 novembre: Euroscènes à St Die (88), premières assises européennes.
Ces assises devaient permettre :

  • d’identifier les structures de spectacles dans chaque pays
  • établir une étude comparative à l’échelon européen.
  • tendre vers une harmonisation européenne juridique, fiscale, sociale.
  • mettre en place un véritable réseau européen.
  • organiser une première opération de diffusion européenne
  • préparer les futurs États Généraux des petites structures de spectacles européennes.

En 1991, premier festival du réseau Orques-idées à Tours (37), qui devint par la suite le Chaînon Manquant à Cahors (46), puis Figeac (46).

En 1991, le premier festival du réseau Orques-idées voit le jour :
Il s’agit du Chaînon Manquant à Tours (37), première vitrine de la jeune création du spectacle vivant toutes disciplines confondues. Le but, faire que les diffuseurs aient envie d’accueillir de jeunes artistes après les avoir vu.
En 1996, le Chaînon Manquant se déplace à Cahors (46), puis à Figeac (46).

En 1992 (Mars) : secondes assises européennes à Longwy (54)
Avaient participé la France, le Danemark, Belgique, Luxembourg, l’Allemagne, la Grèce, l’Italie, l’Espagne, Pays-Bas, Irlande, Angleterre et comme invité La Suisse.
Le but était de constituer les outils correspondants à la dimension européenne.

Les fédérations régionales Bretagne, Centre et Poitou-Charentes ont été le fer de lance de tous ces évènements, se sont impliquées avec un rare militantisme reconnu et salué par tous.

Le 19 novembre 1993, les membres adhérents de la fédération Poitou-Charentes de l’époque décident de baptiser le réseau régional Poitou-Charentes , le G19.

Le G19 est alors membre à part entière du Chaînon Manquant, il participe à son conseil d’administration.
Depuis 2000, le G19 ne fait plus partie du réseau national Chaînon Manquant et a décidé de se recentrer sur sa région ; il mène une bataille de reconnaissance auprès du conseil Régional Poitou-Charentes qui aboutit en 2006 à la mise en place par la région, de dispositifs de financement des structures de diffusion.

La première Fédération Régionale Poitou-Charentes des petites et moyennes salles de spectacle est créée en 1980. C’est le premier regroupement régional existant en France. D’autres suivront dès 1982.

Trois membres de cette fédération « historique » créent la SARL « Orques-Idées » en 1987 ayant pour mission le montage et l’organisation de tournées nationales. En 1991, celle-ci créera le 1er Festival du « Chaînon Manquant ».

Le 19 novembre 1993, les adhérents de la fédération régionale décident de se rebaptiser en G19 et s’éloignent du réseau « Chaînon Manquant » en 2000 pour se recentrer sur leurs problématiques régionales.

Un réseau ouvert sur l’extérieur

Le G19 développe des relations de travail et de collaboration avec d’autres réseaux
professionnels, tel que Réseau des partenaires culturels Grand Ouest (Bretagne et
Pays-de-Loire). D’autres contacts sont en cours avec le Réseau des 20 (Rhône-Alpes).

Un réseau actif

La force du G19 réside aussi dans sa capacité à...

  • fédérer des savoir-faire, des moyens, des compétences et des talents ;
  • faire partager des «coups de cœur» artistiques ;
  • mobiliser des acteurs autour d’un projet ;
  • organiser des tournées de spectacles vivants ;
  • favoriser, encourager et accompagner les émergences.

Au cours des saisons passées, signalons quelques projets accompagnés et soutenus au travers de résidences de création et de tournées de spectacles :

Mort accidentelle d’un anarchiste CRAC Compagnie
SEKEL Compagnie Hors Série
Instant Compagnie Pyramid
Marine et le bélouga Théâtre Dest
Chantier Lagarce Compagnie Métro Mouvance
Je me souviens Compagnie La Martingale
Les Pieds dans les nuages Théâtre de Romette
Camel Arioui

Enfin, sur une saison, le G19 représente, toutes structures confondues dans le domaine du spectacle vivant :

  • 528 spectacles
  • 942 représentations
  • 139 787 spectateurs payants
  • 11 387 adhérents
  • 4 119 abonnés.